OXYGÉNATION MATERNELLE ACCRUE EN CAS DE CARDIOPATHIE CONGÉNITALE (OXYMAT)

Meilleurs débuts

NOS RÉSULTATS PRÉLIMINAIRES SUGGÈRENT QUE L’ADMINISTRATION D’OXYGÈNE SUPPLÉMENTAIRE À LA MÈRE DURANT LE TROISIÈME TRIMESTRE DE GROSSESSE RÉDUIT L’INCIDENCE DE LÉSIONS AU CERVEAU DU FŒTUS ATTEINT D’UNE CARDIOPATHIE CONGÉNITALE. 

Chercheurs principaux : Mike Seed (SickKids) et Steven Miller (BC Childrens Hospital)

Rétrospective : les travaux que nous avons réalisés à la première phase

Photo de maman Jamie avec Henry et Meredith.

Photo de maman Jamie avec Henry et Meredith.

 

Au cours de la première phase du Réseau BRILLEnfant, l’équipe du projet OXYMAT a évalué si l’administration d’oxygène supplémentaire à la mère durant le troisième trimestre a favorisé le développement du cerveau de leur bébé atteint d’une cardiopathie congénitale. Pour le volet « administration prolongée » de notre étude, dans le cadre duquel nous administrons de l’oxygène supplémentaire à des mères durant le troisième trimestre, des résultats prometteurs sont ressortis de notre analyse préliminaire des données de 20 participantes (d’un échantillon total prévu de 30 participantes). Nous avons le plaisir d’annoncer que l’incidence de lésions au cerveau des bébés de notre étude est plus faible que chez les bébés atteints d’une cardiopathie dans le groupe témoin où les mères n’ont pas reçu d’oxygène supplémentaire pendant la grossesse. Dans les faits, un seul bébé de notre étude avait de légères lésions au cerveau, tandis que dans le groupe témoin, environ 28 % des bébés avaient des lésions au cerveau. Les mères dans notre étude ont trouvé que le traitement par administration d’oxygène supplémentaire était tolérable, et il n’était pas associé à des effets indésirables graves. Nous avons observé que le poids à la naissance des bébés dans notre étude était légèrement moins élevé (en moyenne de 260 grammes) que celui des autres bébés, ce qui pourrait constituer un effet indésirable du traitement. 

Dans le cadre du volet « administration aiguë » de notre étude, nous administrons de l’oxygène supplémentaire à des femmes enceintes et recourons en même temps à l’imagerie médicale. Cette procédure nous permet de mieux comprendre les effets de l’oxygène sur la circulation du sang autour du fœtus et de voir la quantité d’oxygène qui se rend à son cerveau. Pour ce volet, nous sommes en voie d’atteindre notre cible de recrutement de 150 participantes. 

De manière globale, nous apprenons des choses importantes sur l’effet de l’administration d’oxygène supplémentaire, lesquelles présentent un intérêt pour les personnes envisageant le recours à ce traitement comme stratégie pour protéger le cerveau dans le contexte d’une cardiopathie congénitale. Parmi les commentaires que nous avons reçus, voici ce que Jamie, maman de Henry (âgé de deux ans et demi), a dit au sujet de l’étude : « J’ai vécu une expérience très enrichissante et positive avec l’équipe du projet OXYMAT. Mon fils Henry a grandement bénéficié de cette intervention précoce. […] Merci de vous dévouer à la recherche et de prendre soin des enfants comme notre petit Henry. »  Nous avons travaillé d’arrache-pied pour diffuser ces résultats préliminaires prometteurs. Notre équipe a publié six articles examinés par des pairs et un chapitre de livre, et nos stagiaires ont présenté nos travaux dans le cadre de quatre conférences scientifiques. Nos patientes et patients partenaires continuent d’offrir un soutien inestimable aux mères qui deviennent participantes à l’étude.  

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Regard tourné vers l’avenir : ce qui nous attend à la deuxième phase 

 

Dans le cadre du projet OXYMAT, nous avons observé que les taux de suivi neurodéveloppemental étaient plutôt faibles chez les enfants atteints d’une cardiopathie congénitale. Cette observation va dans le sens d’autres travaux de recherche, ce qui indique qu’on ne répond pas correctement aux besoins neurodéveloppementaux des enfants atteints d’une cardiopathie. Conformément aux priorités de la deuxième phase du Réseau BRILLEnfant, nous prévoyons actuellement d’examiner des pratiques dans le domaine de la science de la mise en œuvre qui pourraient être utilisées pour améliorer les pratiques de suivi du développement neurologique des bébés atteints d’une cardiopathie congénitale au Canada. Il faut évaluer régulièrement le développement neurologique des bébés atteints d’une cardiopathie grave pour rapidement constater les retards de développement et fournir les traitements nécessaires. À la deuxième phase, nous étudierons les façons d’améliorer les services de santé pour que les patientes et les patients atteints d’une cardiopathie congénitale obtiennent les évaluations neurodéveloppementales dont ils ont besoin.  

Nous sommes enthousiastes à l’idée d’entreprendre cette prochaine phase et de continuer à aider les bébés atteints d’une cardiopathie congénitale et leurs familles. Permettez-nous de citer Jamie, une maman qui participe à notre étude : « Mettez vos lunettes de soleil parce que l’avenir s’annonce ensoleillé! » 

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